« Dans notre expérience d’accompagnement, la difficulté n’est pas seulement de remplir un dossier. Le vrai enjeu consiste à traduire une expérience en preuves, en compétences et en langage attendu par le certificateur. C’est là que la méthode fait la différence. » – Aline, Responsable du pôle rédactionnel, Prorédaction (Master en Lettres modernes)
La procédure de VAE en 2027 suit une logique plus lisible qu’auparavant, mais elle reste exigeante sur le fond. Recevabilité, dossier de validation, passage devant le jury : chaque étape semble accessible. Mises bout à bout, elles demandent une vraie méthode. Le cadre a été simplifié par la réforme de 2022, qui a créé la plateforme France VAE et harmonisé les financements. Mais le cœur du parcours reste le même : traduire une expérience professionnelle en preuves, en compétences et en langage attendu par le certificateur. Ce guide vous aide à structurer votre démarche, du premier contact au passage devant le jury.
Analysez votre expérience, reliez vos activités aux compétences du référentiel et construisez un dossier clair, argumenté et cohérent.
Ce qu'est exactement la procédure de VAE en 2027
La procédure de VAE en France permet d’obtenir tout ou partie d’une certification à partir de l’expérience, sans reprendre nécessairement un cursus classique. Autrement dit, la VAE transforme une expérience démontrée en diplôme, titre professionnel ou blocs de compétences, à condition de respecter les exigences du certificateur.
Les sources analysées convergent sur un point : la procédure de VAE n’est pas un simple formulaire administratif. Elle repose sur une démonstration argumentée entre vos activités réelles et le référentiel de la certification. Le parcours standard comprend le dépôt, le dossier de faisabilité, le dossier de validation, l’entretien devant le jury et la décision finale, communiquée en principe sous 15 jours après l’évaluation (guides France VAE et documents institutionnels 2025–2026). Pour approfondir la constitution de ce document central, consultez notre guide sur le dossier VAE.
Autre repère essentiel : le candidat ne peut déposer qu’une demande par certification et par an, et au maximum trois demandes pour des certifications différentes sur la même année civile (Service-Public.fr, cadre réglementaire VAE). Ce point mérite d’être anticipé. Un mauvais choix de certification peut ralentir tout le parcours VAE, parfois de plusieurs mois.
Dans notre pratique éditoriale, nous observons souvent la même difficulté. Le candidat connaît son métier, parfois très bien, mais peine à nommer ses compétences comme le référentiel l’exige. Il sait faire, mais ne sait pas toujours le formuler. Nous aidons alors à restructurer le récit d’expérience, à relier les missions aux blocs de compétences et à éliminer les zones floues. Le résultat est plus lisible pour le jury, et surtout plus défendable à l’oral.
Quel est le parcours France VAE aujourd'hui ?
Le parcours France VAE vise à centraliser et simplifier les démarches. En 2026, France VAE est devenue la porte d’entrée dominante pour une grande partie des candidatures, avec près de 1 400 certifications disponibles et une couverture annoncée de 98 % des demandes d’usagers, selon les données reprises par Centre Inffo.
Si vous cherchez comment engager une procédure de VAE, la première vérification consiste à savoir si votre certification passe par France VAE ou par un circuit distinct. La documentation officielle précise qu’à partir du 1er juillet 2026, certains diplômes liés à l’animation et au sport doivent être déposés via vae.gouv.fr plutôt que via les anciens formulaires régionaux. Je vous recommande de vérifier directement sur la plateforme si votre certification y est bien référencée. Cela prend cinq minutes et peut vous éviter un faux départ.
Le chemin type est le suivant :
| Étape | Ce que vous faites | Ce que l’organisme vérifie |
|---|---|---|
|
Choix de la certification |
Vous ciblez un diplôme, un BTS ou un titre professionnel |
La cohérence entre votre expérience et le référentiel |
|
Dépôt de candidature |
Vous créez votre compte et transmettez les premières informations |
L’ouverture du parcours |
|
Dossier de faisabilité |
Vous prouvez l’expérience, le contexte et les prérequis |
L’admissibilité du projet |
|
Dossier de validation |
Vous démontrez les compétences par des preuves concrètes |
La solidité du lien expérience-référentiel |
|
Passage devant le jury |
Vous présentez et défendez votre dossier |
Le niveau réel de maîtrise |
|
Décision |
Vous recevez la validation totale, partielle ou un refus |
La conformité à la certification |
Pour un exemple concret de certification accessible via ce parcours, découvrez notre article dédié à la VAE d’aide soignante, qui détaille ce processus de bout en bout.
Pourquoi cette étape de cadrage est-elle si importante ? Parce qu’une procédure de VAE mal engagée produit souvent un dossier trop descriptif, trop général ou mal aligné sur la bonne certification. Et corriger un mauvais aiguillage en cours de route coûte du temps.
Comment déposer sa candidature sans se tromper ?
Pour déposer sa candidature, il faut d’abord choisir la certification adaptée, puis compléter le cadre demandé par la plateforme ou le certificateur. Cette première phase sert à ouvrir officiellement le parcours et à poser les bases documentaires du projet. Elle peut sembler anodine. Elle ne l’est pas.
La création de compte et le dépôt initial constituent la première étape officielle de la VAE, procédure en France. Certaines démarches en ligne demandent notamment une pièce d’identité recto-verso et une attestation sur l’honneur. Les délais d’instruction peuvent varier de 12 jours à 4 mois selon la complétude du dossier transmis à la plateforme. Un dossier incomplet, c’est un dossier qui dort dans une file d’attente. En pratique, on vous conseille de vérifier avant l’envoi :
- L’intitulé exact de la certification ;
- Le niveau de diplôme visé ;
- L’adéquation de vos expériences avec les blocs de compétences ;
- La disponibilité de vos justificatifs ;
- Les prérequis spécifiques, s’ils existent (certaines certifications en imposent, d’autres non).
Situation classique que nous rencontrons régulièrement : un candidat vise un diplôme proche de son activité, mais trop académique dans son référentiel. Nous reprenons alors son parcours, comparons les missions réellement exercées et redirigeons vers une certification plus cohérente. Résultat : le dossier de faisabilité devient plus solide, car l’expérience peut être prouvée bloc par bloc.
Que doit contenir le dossier de faisabilité ?
Le dossier de faisabilité sert à établir que votre projet est recevable. Il doit montrer quelle certification vous visez, quelles expériences vous avez exercées, comment elles se rattachent aux blocs de compétences, et quelles pièces justifient vos déclarations. Pour une méthodologie complète de cette analyse préalable, consultez notre page sur l’étude de faisabilité.
Les attentes minimales sont claires. Pour chaque expérience, il convient d’indiquer la période, la durée, le rôle, le contexte, le degré d’autonomie, les responsabilités et les outils mobilisés. Le dossier doit aussi intégrer un justificatif d’identité et, selon les cas, des preuves de diplôme, de formation ou de prérequis. Plus précisément, le dossier de faisabilité doit inclure le formulaire CERFA n°12818, des attestations d’activité et les pièces justifiant la durée d’expérience en lien avec la certification.
Voici les éléments à réunir en priorité :
| Élément du dossier de faisabilité | Pourquoi il compte |
|---|---|
|
Pièce d’identité |
Vérification administrative |
|
CV détaillé |
Vision d’ensemble du parcours |
|
Attestations d’emploi ou relevé de carrière |
Preuve de la durée des expériences |
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Descriptions de missions |
Lien avec le référentiel |
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Diplômes ou formations déjà obtenus |
Contextualisation du profil |
|
Preuves de prérequis |
Exigence éventuelle du certificateur |
|
Documents complémentaires utiles |
PMSMP, POE, attestations, stage, etc. selon la situation |
Le corpus réglementaire mentionne aussi des preuves particulières selon les profils, comme le relevé de carrière, l’attestation d’inscription ou certaines conventions liées à des dispositifs d’immersion ou d’emploi (C2RP, documentation institutionnelle VAE).
Règle importante : la durée des activités réalisées en formation initiale ou continue ne doit pas dépasser la moitié des activités prises en compte pour la recevabilité. Cette proportion est vérifiée par le certificateur au moment de l’instruction. C’est un point technique, mais il peut entraîner un refus si vous n’y prêtez pas attention.
Quel délai pour la recevabilité et que se passe-t-il ensuite ?
Après avoir soumis le dossier de faisabilité, le certificateur examine l’admissibilité. Le délai maximal réglementaire est de deux mois. L’absence de réponse du certificateur au terme de ces deux mois vaut acceptation implicite, sauf dérogation prévue pour certaines certifications spécifiques.
Si l’avis est favorable, vous passez à la rédaction du dossier de validation. Si l’avis est défavorable, il faut en général revoir l’adéquation entre votre expérience et la certification choisie, ou compléter certains éléments de preuve. Dans les deux cas, la notification est écrite et motivée.
Cette transition est souvent mal comprise. Beaucoup de candidats pensent qu’une admissibilité favorable garantit presque la réussite finale. Ce n’est pas le cas. Pas du tout, même. Elle autorise la poursuite du parcours de VAE, mais le cœur de l’évaluation se joue ensuite : dans le dossier de validation et lors du passage devant le jury. C’est là que tout se décide.
Préparez votre présentation, anticipez les questions et vérifiez la cohérence entre votre dossier de validation et votre expérience professionnelle.
Pourquoi l'accompagnement peut changer la qualité du parcours ?
L’accompagnement n’est pas toujours obligatoire, mais il est souvent décisif pour structurer la démarche. La loi de 2022 a d’ailleurs porté la durée maximale du congé VAE de 24 à 48 heures de temps de travail, fractionnables selon les besoins du candidat. Le législateur reconnaît que la procédure pour une VAE demande du temps et un soutien adapté.
Dans le parcours France VAE, vous pouvez avancer seul ou avec un architecte-accompagnateur de parcours. Son rôle consiste à clarifier la certification visée, planifier la collecte des preuves, organiser la rédaction et préparer l’entretien final. L’architecte-accompagnateur de parcours peut également intégrer des heures de formation complémentaire lorsqu’un écart apparaît entre l’expérience du candidat et les compétences requises. Pour mieux comprendre le travail de rédaction attendu, notre page dédiée au mémoire VAE détaille les exigences méthodologiques.
Chez Prorédaction, nous ne remplaçons pas l’évaluation officielle. En revanche, nous savons à quel point la rédaction d’un dossier réflexif peut devenir lourde, surtout lorsqu’il faut transformer des années d’expérience en démonstration méthodique. On sait à quel point cet exercice peut être solitaire. Notre valeur ajoutée porte sur la structure, la clarté, la reformulation et le contrôle qualité humain, y compris le contrôle anti-plagiat.
Regard d’expert sur votre parcours
Si vous hésitez entre autonomie et accompagnement, posez-vous une question simple : êtes-vous capable d’expliquer, pour chaque bloc de compétences, une situation précise, votre rôle exact, les outils utilisés, vos marges de décision et les preuves disponibles ?
Si la réponse est non ou incertaine, un accompagnement méthodique devient souvent pertinent. Et il n’y a aucune honte à cela. La VAE est le dispositif qui valorise ce que vous savez faire, pas ce que vous savez écrire.
Vous bloquez sur la rédaction de votre dossier ? Découvrez comment Prorédaction peut structurer vos preuves et sécuriser votre parcours – voir nos offres d’accompagnement VAE.
Comment rédiger le dossier de validation de manière convaincante ?
Le dossier de validation est le cœur de la procédure de VAE. Il ne s’agit ni d’un CV long, ni d’un récit autobiographique. C’est une démonstration argumentée montrant que votre expérience correspond au référentiel de la certification, bloc par bloc, preuve par preuve.
Les sources institutionnelles sont constantes sur ce point : le candidat doit décrire des activités réelles, analyser des situations de travail, expliciter les compétences mobilisées et joindre des preuves tangibles. Le jury lit le dossier comme une base d’évaluation. Il relie les compétences aux activités décrites, puis prépare l’entretien à partir des points nécessitant éclaircissement. Pour bien préparer cet exercice, notre guide sur la présentation devant un jury vous aidera à anticiper les attentes des évaluateurs.
Une structure efficace repose en général sur la logique suivante :
- Présenter le contexte professionnel.
- Décrire l’activité réalisée.
- Expliquer votre rôle exact et votre degré d’autonomie.
- Montrer les compétences mobilisées.
- Prouver par des documents, résultats, productions ou attestations.
- Relier explicitement l’ensemble au bloc de compétences concerné.
Exemple concret : avant / après
Pour illustrer la différence entre un texte déclaratif et une démonstration structurée, voici un cas issu de notre pratique d’accompagnement :
Avant (trop narratif) : « Je gère l’accueil des résidents et je m’occupe de la distribution des repas. Je fais aussi les transmissions avec l’équipe de nuit. »
Après (relié au référentiel) : « Dans le cadre de l’accueil quotidien des résidents en EHPAD (unité de 32 lits), j’assure l’identification des besoins individuels lors du petit-déjeuner. Je contrôle la conformité des régimes alimentaires prescrits et adapte le service en cas de difficulté de déglutition. À chaque fin de poste, je rédige les transmissions ciblées (logiciel NetSoins) en notant les observations comportementales et les incidents. Cette activité mobilise les compétences du bloc 2 : accompagner la personne dans les actes de la vie quotidienne. Preuve jointe : extrait anonymisé de fiche de transmissions. »
La compétence est la même dans les deux versions. C’est la démonstration qui change tout. Et c’est exactement ce travail de mise en forme que beaucoup de candidats sous-estiment.
Dans un dossier que nous avons repris récemment pour une certification professionnelle, le texte listait des missions sans analyse. Nous avons réorganisé chaque partie selon la logique (activité → compétence → preuve). Le document est devenu plus lisible, plus crédible, et surtout mieux exploitable lors de la préparation avec le jury.
Comment préparer le passage devant le jury ?
Le passage devant le jury est l’étape décisive. Le jury évalue si votre expérience correspond réellement aux compétences attendues, à partir du dossier et de l’échange oral, voire d’une mise en situation professionnelle selon la certification. C’est le moment où tout converge.
Les textes réglementaires imposent la présence d’au moins 25 % de professionnels parmi les membres du jury VAE, garantissant l’ancrage dans les pratiques du secteur. Les guides institutionnels recommandent une durée minimale d’entretien de 40 minutes, avec des présentations orales de 20 minutes pour une licence et 30 minutes pour un master.
Pour préparer ce passage devant le jury, on vous recommande de travailler quatre points en particulier :
- Une présentation claire et synthétique de votre parcours ;
- Des exemples concrets pour chaque compétence importante ;
- La justification de vos choix méthodologiques ou techniques ;
- La cohérence entre ce que vous dites à l’oral et ce qui figure dans le dossier de validation.
Que cherche le jury, au fond ? Pas une performance théâtrale. Il veut vérifier la maîtrise réelle, la capacité de recul et l’authenticité des preuves. Un candidat qui hésite sur un détail technique mais montre qu’il comprend le sens de son action sera toujours mieux perçu qu’un candidat qui récite un texte appris par cœur.
Que se passe-t-il devant et avec le jury ?
Devant le jury, vous devez défendre votre dossier avec clarté, précision et sang-froid. Avec le jury, l’échange sert à éclaircir, approfondir ou vérifier certains points du dossier de validation. Ce sont deux dynamiques complémentaires : la présentation, puis le dialogue.
Le déroulement type comprend la vérification d’identité, la concertation préalable des membres, la présentation du candidat, les questions, puis la délibération hors de sa présence. Certaines procédures prévoient aussi des jurys à distance. Pour les jurys à distance, un test matériel est organisé quelques jours avant, avec vérification de la connexion et de l’outil de webconférence. Notre équipe propose un accompagnement dédié à la soutenance orale pour ceux qui souhaitent être guidés dans cette préparation.
Préparez en particulier :
- Votre convocation ;
- Votre pièce d’identité ;
- Une synthèse orale de 3 à 5 minutes ;
- Des exemples précis de situations professionnelles ;
- Des réponses aux écarts éventuels entre votre expérience et le référentiel.
Que peut décider le jury de la VAE ?
Après l’entretien, le jury délibère et peut accorder une validation totale, une validation partielle ou un refus. C’est la règle commune de la procédure de VAE, confirmée par l’ensemble des sources institutionnelles.
En cas de validation totale, la certification est attribuée. Vous obtenez votre diplôme, votre titre professionnel ou vos blocs de compétences, au même titre que si vous aviez suivi la formation classique.
En cas de validation partielle, les blocs de compétences acquis sont permanents et donnent droit à des dispenses d’épreuves lors d’une inscription ultérieure en formation. Le jury formule alors des préconisations pour compléter le reste : formation complémentaire, expérience supplémentaire ou nouveau dépôt. En cas de refus, la décision doit être motivée par écrit.
Le résultat est notifié au candidat par le certificateur dans un délai général de 15 jours suivant la présentation devant le jury. Ce délai est indicatif et peut varier selon les modalités internes de certains organismes certificateurs. L’attente peut être inconfortable, mais elle est généralement respectée.
Financement pour la VAE : coût, CPF et prise en charge
Le financement est une question centrale pour de nombreux candidats. Et c’est souvent celle qui bloque le passage à l’action. Voici ce qu’il faut savoir en 2027 :
- Parcours via France VAE (plateforme nationale) : Le parcours d’accompagnement est pris en charge sans reste à charge pour le candidat lorsqu’il est réalisé dans le cadre de la plateforme. La réforme de 2022 a unifié et simplifié le financement en créant un guichet unique. C’est un changement majeur par rapport à l’ancien système, souvent opaque.
- Utilisation du CPF (Compte Personnel de Formation) : La VAE figure parmi les actions éligibles au CPF. Vous pouvez mobiliser votre solde CPF pour financer tout ou partie de l’accompagnement, y compris en dehors de la plateforme France VAE, à condition que le prestataire soit certifié Qualiopi.
- Prise en charge par l’employeur : Dans le cadre du plan de développement des compétences, l’employeur peut financer la démarche de VAE. Le salarié bénéficie alors d’un congé VAE pouvant aller jusqu’à 48 heures de temps de travail, fractionnables.
- Demandeurs d’emploi : Les Conseils régionaux et France Travail (ex-Pôle Emploi) proposent des dispositifs spécifiques de prise en charge pour les demandeurs d’emploi engagés dans une VAE. Les conditions varient selon les régions, mais le principe de gratuité est largement appliqué.
« La question du financement bloque beaucoup de candidats avant même qu’ils ne commencent. En réalité, la grande majorité des parcours VAE sont finançables à 100 %. Il suffit de s’y prendre tôt et de vérifier ses droits. » – Aline, Responsable du pôle rédactionnel chez Prorédaction
| Situation du candidat | Source de financement principale | Reste à charge possible |
|---|---|---|
|
Salarié (via France VAE) |
Plateforme nationale |
Non |
|
Salarié (hors plateforme) |
CPF ou plan employeur |
Selon le montant CPF |
|
Demandeur d’emploi |
Région / France Travail |
Selon le dispositif |
|
Indépendant |
CPF ou fonds propres |
Variable |
Attention : les montants CPF et les conditions de prise en charge évoluent régulièrement. Vérifiez vos droits sur moncompteformation.gouv.fr avant d’engager votre parcours.
Procédure de VAE BTS, titre professionnel, aide-soignant : quelles différences ?
Il existe des différences selon la certification visée. La logique générale reste la même, mais les attentes documentaires, les prérequis, la forme du dossier et la nature de l’évaluation peuvent varier sensiblement entre une procédure de VAE BTS, de VAE titre professionnel ou une procédure de VAE aide soignant.
Le cadre commun est stable : expérience en lien avec la certification, recevabilité, dossier de validation, évaluation par jury. En revanche, certains certificateurs, universités ou secteurs imposent des trames spécifiques, des calendriers propres ou des modalités de jury particulières. Pour un exemple de parcours par certification, consultez notre article sur la VAE éducateur spécialisé ou celui consacré à la VAE infirmier.
Il convient donc de retenir deux principes :
- La structure officielle de la procédure de VAE est stable ;
- La mise en œuvre concrète dépend du certificateur et du diplôme.
Pour des diplômes spécifiques comme auxiliaire de puériculture, il est recommandé de demander la trame exacte au certificateur, car les formats de dossier varient d’un organisme à l’autre. La bonne méthode consiste à contacter directement l’organisme concerné ou à consulter la plateforme France VAE pour obtenir les documents à jour. Si vous envisagez une VAE dans le secteur de la petite enfance, notre article sur faire une VAE puéricultrice et auxiliaire puéricultrice peut vous orienter.
Ce qu'il faut éviter dans une procédure de VAE
Les erreurs les plus fréquentes ne sont pas toujours administratives. Elles sont souvent méthodologiques. Une procédure de VAE échoue plus facilement quand le candidat reste dans le déclaratif, sans preuve suffisante, sans lien clair avec le référentiel, ou avec une certification mal choisie.
À éviter en priorité :
- Viser un diplôme trop éloigné de vos activités réelles ;
- Confondre tâches et compétences (pour structurer correctement cette distinction, notre guide sur le dossier professionnel peut vous aider) ;
- Fournir des preuves illisibles ou peu pertinentes ;
- Rédiger un dossier trop narratif, sans lien explicite avec le référentiel ;
- Improviser l’oral sans préparation ;
- Négliger le délai de recevabilité et déposer un dossier incomplet ;
- Choisir un accompagnement inadapté ou tarder à le solliciter.
Dans un accompagnement de reprise de dossier, nous avons déjà vu un candidat très expérimenté, plus de quinze ans de métier, perdre en crédibilité parce que ses exemples n’étaient pas reliés aux blocs de compétences. Après restructuration, son argumentaire est devenu beaucoup plus net. La compétence existait déjà, et largement. C’est la démonstration qui manquait.
Comment éviter cet écueil ? En travaillant systématiquement avec le référentiel sous les yeux, et en se posant pour chaque activité décrite la question : « Qu’est-ce que cela prouve, précisément, au regard du bloc de compétences concerné ? »
Sources officielles et ressources utiles
Sources officielles
- France VAE / vae.gouv.fr : plateforme nationale du parcours VAE, informations sur la candidature, l’accompagnement et le jury.
- Service-Public.fr : cadre général de la Validation des acquis de l’expérience, conditions d’éligibilité et réglementation.
- Legifrance.gouv.fr : texte intégral de la loi n°2022-1598 du 21 décembre 2022 et articles du Code du travail relatifs à la VAE.
- Ministère du Travail : documents sur la réforme VAE, le congé VAE, le financement et la plateforme nationale.
- Guides institutionnels de jury VAE : universités et ministères, portant sur la lecture du dossier, l’entretien et la délibération.
- Cedefop / Commission européenne : fiches descriptives sur la place de la VAE dans le système français de certification.
FAQ
Combien d'étapes compte la procédure de VAE ?
La structure officielle comporte quatre grandes étapes de décision : candidature, dossier de validation après faisabilité, entretien devant le jury, puis délibération et résultat. Dans une lecture opérationnelle, on parle souvent de cinq temps si l’on isole l’accompagnement. Chaque étape a ses propres exigences et son propre calendrier.
Quel est le rôle du dossier de faisabilité ?
Il sert à vérifier que votre expérience et votre projet de certification sont recevables. C’est le filtre d’admissibilité avant le dossier de validation. Il doit inclure le formulaire CERFA n°12818, des attestations d’activité et les justificatifs de durée d’expérience. Un dossier de faisabilité bien construit facilite considérablement la suite du parcours.
Le dossier de validation est-il obligatoire ?
Oui. C’est le document central évalué par le jury dans la majorité des parcours de VAE. Sans lui, pas de passage devant le jury.
Que signifie « passage devant le jury » ?
C’est l’entretien final durant lequel vous présentez et défendez votre dossier. Selon la certification, il peut être complété par une mise en situation professionnelle. La durée minimale recommandée est de 40 minutes. Le jury est composé d’enseignants et de professionnels du secteur.
La décision arrive sous quel délai ?
Le résultat est généralement transmis sous 15 jours après l’entretien. Ce délai est indicatif et peut varier selon les modalités internes du certificateur.
Combien coûte une VAE ?
Le parcours via la plateforme France VAE est pris en charge sans reste à charge. En dehors de la plateforme, la VAE peut être financée par le CPF, l’employeur (plan de développement des compétences) ou les dispositifs régionaux pour les demandeurs d’emploi. Dans la plupart des cas, le coût réel pour le candidat est nul ou très faible.
Peut-on faire une procédure de VAE BTS ou une procédure de VAE titre professionnel ?
Oui. La VAE peut concerner différents types de certifications, notamment des BTS, des titres professionnels ou d’autres diplômes inscrits au RNCP, sous réserve des règles du certificateur. La procédure pour VAE reste la même dans ses grandes lignes, mais les trames et les modalités de jury peuvent différer.
Faut-il obligatoirement un accompagnateur ?
Non. L’accompagnement est facultatif, mais il est souvent recommandé, surtout si vous avez du mal à structurer vos preuves ou à relier votre expérience au référentiel. Le congé VAE a été porté à 48 heures pour faciliter cette démarche. L’architecte-accompagnateur de parcours peut jouer un rôle déterminant dans la qualité du dossier final.
Que se passe-t-il en cas de validation partielle ?
Les blocs de compétences validés sont acquis de manière permanente. Ils donnent droit à des dispenses d’épreuves si vous choisissez de compléter votre certification par la formation. Le jury formule des préconisations pour guider la suite de votre parcours. C’est une étape intermédiaire, et de nombreux candidats obtiennent la validation totale au second passage.
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